VILLENEUVETTE AUX PREMIERES LUEURS DE L'AUBE
AU MATIN DU PREMIER RASSEMBLEMENT
Il est déjà relégué dans les souvenirs, le petit camp militaire de la butte de MALMONT. Ses occupants, de même que les colons venus d'outre-ALPES occupent maintenant de véritables petites maisons (mas) dispersées dans le vallon ou déjà groupées au bord de la DOURBIE, autour d'une «vil/a» de plan romain, mais certainement encore rustique
Et rien d'étonnant alors qu'une charte datée de 1161 fasse état des droits et redevances dues à Pierre de PASQUIERES, évêque de LODEVE, par les habitants «du lieu-dit vil/a noveta sisau bord de la DOURBIE», (Gallia Christiana, tome VI, lnst.c. 194)
Rayonnement à l'ère chrétienne, métairies sur les collines et au bord de la rivière pour accueillir les familles dont le nombre augmente. de décades en siècles, et qui installent un, puis plusieurs moulins au fil de l'eau, perfectionnant la canalisation du courant en détournant en partie la rivière par des barrages et des bassins de réserve (des tines) d'où la chute actionne meules ou maillets, selon qu'il s'agit de moulins à grains ou de moulins à foulons ces derniers servant à dégraisser et feutrer les étoffes de laine tissées dans le pays, et que l'eau de la DOURBIE adoucit.
Combien furent précieux les conseils éclairés des moines des abbayes d'alentour pour perfectionner l'habitat et améliorer la vie des habitants de VI LLANOUVETTA.
L'architecture des mas et des moulins de la vallée devient très tôt inspirée d'un plan caractéristique et répété qui dénote une science évidente de la part du maitre-d'oeuvre, même lorsque l'exécution par les artisans maçons a été maladroite : murs épais en gros moellons liés à la chaux et au sable, surmontés de voûtes romanes trapues. Parfois, si le moulin ou le logis est important, deux voûtes sont croisées ou mises en parallèle, et le sol pavé de gros galets en «calade» pour éviter l'invasion des rats. Le corps principal du bâtiment est flanqué d'appentis - les Compois disent : de membres pour le pigeonnier, l'écurie de l'âne ou du mulet, le rangement des jarres d'huile et des tonneaux de vin, souvent mitoyens des lapins et des poules.
Adossé au corps principal, un escalier extérieur en grosses lauzes de pierre conduit à l'étage mansardé sous une charpente à couverture de tuiles romanes.
Le carrelage de l'étage, les tuiles du toit, sont en terre cuite régionale (SAINT JEAN de F0S souvent) Les faîtages, les attributs d'ornement des pignons sont souvent vernissés pour «chasser les mauvais esprits, sinon la foudre» (dit la croyance populaire).
De terre cuite aussi sont les bols, écuelles, plats, toupins, terrailles, pots et cruches rangés autour du gros évier taillé en monobloc dans le grès dur, ou sur les meubles rustiques en bois fruitier.
L'étage comprend une grande pièce principale sur laquelle débouchent alcôves et réduits abrités servant de chambres.
Mais dans cette pièce principale, l’œil est tout de suite attiré par la présence aux meilleures places du métier à tisser la laine tandis qu'auprès de la cheminée à grande hotte et sur le bord de l'âtre placé très près du sol on retrouve le rouet et sa quenouille avec son jeu de peignes à carder.
Hommes, enfants, aïeules se partagent le soin de carder, filer, tisser la laine. Il est notoire, et ce sans préjudice de toutes les autres activités agricoles et forestières que, dès le moyen-âge, les étoffes, le fil, de la vallée de la DOURBIE et de VILLENOUVETTE ont été renommés pour leur qualité et faisaient prime sur les foires et marchés régionaux de PEZENAS, LODEVE, MONTPELLIER, RODEZ, BEAUCAIRE et bien au-delà .
Dons du ciel ? Qualité de l'eau de la rivière ? Les deux explications sont certainement valables, puisque la suite des événements l'a confirmé.
Il arrive parfois que l'eau de la DOURBIE joue cependant quelques mauvais tours, pour rappeler aux habitants de VILLENOUVETTE son rôle majeur. Périodiquement - et surtout lorsque beaucoup de moutons et de chèvres auront aidé les habitants à déboiser les collines -les orages imprévus produisent de fortes montées d'eau et crues brutales qui emportent tout ou partie d'un barrage, d'un béal, voire un pan de mur de moulin et même un imprudent trop empressé à sauver son bien.
C'est en déchiffrant ces grimoires qu'on arrive à distinguer peu à peu les contours géographiques du territoire de VILLENOUVETTE resté imbriqué administrativement pendant de longs siècles dans les Communautés limitrophes de CLERMONT, NEB IAN, MOUREZE, CABRIERES.
VERS L'INDEPENDANCE
Au temps du Moyen-Age, VILLENOUVETTE subissait la double charge des juridictions religieuse et civile. Que d'hésitations et complications aux moindres incidents et chicanes Faut-il faire appel au Prieur de MOUREZE délégué de l'évêque de Lodève, ou au Procureur Juridictionnel qui représente le Viguier de CLERMONT ?
Ces étoffes de laine aux couleurs vives ou tendres, les Maures de Barbarie se les disputent. Dès ce seizième siècle, les draps du foulonnier André MAISTRE et du tisserand ISSERT feront route vers JAFFA, ALEXANDRIE ou TUNIS. Les notables d'ALGER, de SALE y tailleront des gilets, des caftans et burnous ou des tuniques pour leurs favorites dans les harems, ou pour se pavaner au grand soleil.
Et nous voici en 1661. Voilà de nombreuses années que les petits ateliers (on dit déjà des «manufactures» car on y travaille beaucoup avec les mains et encore très peu avec des machines - rustiques-) fonctionnent à VILLENOUVETTE, à CLERMONT, à LODEVE, à ST-CHINIAN, à CARCASSONNE, dans l'Aude, fournis en laine du Languedoc, du Berry, du Massif Central et même d'Espagne.
Le vrai règne de LOUIS XIV vient de commencer avec la mort de MAZARIN, la disgrâce de FOUQUET et l'étoile montante de COLBERT. COLBERT, Surintendant Général des Finances, ayant la haute main sur les principaux ministères et supervisant les rapports économiques qui arrivent des provinces. COLBERT, fils d'un marchand drapier de Reims et pour qui l'exportation des draps de LODEVE et de VI LLENOUVETTE présente un intérêt commercial évident, à l'heure où il prépare ses plans en tous essors. A la même heure, LOUVOIS, ministre de la guerre, soucieux de mettre sur pied des armées fortes et disciplinées, LOUVOIS décide de doter les troupes royales d'uniformes habits de laine en droguet blanc à parements de couleur suivant les armes (tel est l'édit royal).
Conjonction
de circonstances heureuses :
Des chargés de mission sont dépêchés par COLBERT dans toutes les régions et les provinces pour faire le bilan des ressources et préparer les plans d'expansion du commerce de la FRANCE.
C'est à cette heure qu'est née dans l'esprit de COLBERT l'idée des Manufactures Royales destinées à servir de pilotes et de guides aux industries et commerces du royaume :
Manufacture de Glaces et Verre de SAINT-GOBAI N, Manufacture de Tapisseries des GOBELINS, Manufacture des Salines, Manufacture d'Armes devenues arsenaux, et Manufactures de textiles de Flandre, de Normandie et du Languedoc.
Pour parvenir à ces buts, il est prévu davantage de routes, de canaux, de ports,. La mise en train des plans de COLBERT provoque dans tout le royaume une agitation, une émulation, intenses.
En Languedoc, à CLERMONT, à VILLENOUVETTE, on commente les événements, on se renseigne auprès des Intendants de la province à Montpellier.
Oui, c'est exact il va falloir beaucoup de drap pour habiller les soldats du Roi.
Et c'est alors qu'un des facturiers de drap de CLERMONT, (il se nomme Pierre BAYLE) qui fait travailler les ateliers de
VI LLENOUVETTE et en connaît bien la valeur professionnelle, prend l'initiative de regrouper les artisans, intéresse les uns et rachète les biens des autres, passe des contrats de façonnage et prend ainsi la tête et la direction de la Manufacture de
VI LLENOUVETTE, qui devient fournisseur des armées en uniformes.
Pendant plus de
dix ans, BAYLE, avec un grand esprit d'organisation, ne cesse d'améliorer les activités
de la fabrique, constitue des provisions et stocks de laines toujours plus considérables,
va recruter au loin et même à l'étranger des contre-maîtres, des facturiers, à
«ELBEUF, à SEMUR, en FLANDRE et même en HOLLANDE» éléments nouveaux qui livrent à
VILLENOUVETTE leurs procédés et même leurs «secrets» et mettent les draps ainsi
réalisés à la pointe du progrès de l'époque.
Pour loger les nouveaux venus et la population qui augmente et pour emmagasiner les laines, les marchandises qui sans cesse augmentent en poids et en volume, pour abriter les machines de cardes et les métiers à filer et à tisser, BAYLE se lance dans un gros programme de travaux et de constructions qui regroupe la manufacture dans le village, les moulins continuant leurs activités à l'entour.
VI LLENOUVETTE change de silhouette. Comme il faut de plus en plus d'eau, BAYLE fait creuser le grand bassin du Vivier alimenté par un barrage établi mille cannes en amont du moulin à foulons, au confluent de la rivière avec son petit affluent le ruisseau de l'AGASSOU (traduisez le ruisseau de la PIE).
Comme il faut de l'eau potable pour les habitants, en 1670, BAYLE fait capter la grosse source qui sourd de la montagne de Mougnio, sur la rive droite de la Dourbie, et construit l'aqueduc qui enjambe la rivière. Voilà le Pont de l'Amour et les légendes qui l'accompagnent. Désormais les jours de liesse, les amoureux et fiancés pourront, main dans la main, traverser la rivière vue de haut, sur le chemin étroit de l'aqueduc et assurer leurs sentiments à la mesure de leur équilibre conservé !
Un peu plus
tard, l'eau du Pont de l'Amour sera canalisée et amenée jusqu'à la place centrale du
village, et sera créée alors par CASTANE d'AURlAC, successeur de BAYLE, la fontaine
des Griffons communément nommée les Griffes.
Les tisserands travaillent dans les nouveaux logis. Ils sont désormais plus de trente dans le village. Pour nourrir son monde, BAYLE a fait bâtir un magasin à épices, une boucherie, construire un four banal (dont les vestiges demeurent encore et qui s'ajoutent aux fours déjà existant dans plusieurs logis et moulins), une auberge, et la petite chapelle primitive est désormais restaurée et régulièrement desservie par un vicaire de MOUREZE (la liste des desservants a pu être reconstituée grâce au registre des paroisses).
Hélas, BAYLE a trop présumé de ses forces, et malgré sa volonté et ses capacités reconnues à mener à bien son entreprise, le sort et les circonstances économiques de l'heure lui seront défavorables. Les marchands de PEZENAS, de BEAUCAIRE, de MARSEILLE, les munitionnaires militaires lui font défaut, les créances se trouvent bloquées outre-mer par la piraterie et l'insécurité maritime. Il a dû emprunter, puis rechercher des taux usuraires trop lourds et fatalement arrive le jour où ses traites demeurant impayées, ses créanciers, devenus intraitables, l'assignent devant les juges.
Les Tribunaux rendent leur sentence : le prêteur André POUGET reçoit la totalité de la MANUFACTURE de VILLENOUVETTE avec tous ses métiers, ses chaudières, ses terrains et toutes ses dépendances. C'en est fini pour le malheureux BAYLE.
Nous sommes en 1676. André POUGET est greffier en chef de la Cour des Aides de Montpellier, Fermier des Gabelles. (Il est le petit-fils de POUGET, aubergiste (hôte) à l'enseigne du Paon ,près du portail de Lattes à MONTPELLIER dont on parle déjà en 1544).
André POUGET est l'époux d'Anne de SPROU, et son fils, Honoré de POUGET, à son tour deviendra maître de VILLENOUVETTE en 1703.
André POUGET, fermier des Gabelles n'est ni marchand ni fabricant de drap, et ses goûts le portent vers l'argent et les combinaisons. De par sa situation, il est très au courant de tout ce qui se dit, se prépare ou se fait en haut lieu. Aussi est-ce pour lui un jeu très facile que d'avoir connaissance du gros rapport que le sieur de DAGUESSEAU, Intendant Général de Justice, Police et Finances du Languedoc vient d'établir sur la situation de la province à l'intention du ministre COLBERT. Quelle satisfaction pour POUGET d'y lire : «. . . Les meilleurs draps sont ceux de LODEVE, CLERMONT, VILLENOUVETTE dont on habille les troupes, et aussi ceux que l'on vend dans toutes les provinces et les pays lointains.
Que voilà bien un certificat favorable et qui arrive à son heure !!
Et arguant de son désir d'aider à promouvoir le commerce en Languedoc, (ce qui n'empêche pas les spéculations privées, fort prisées à cette époque) POUGET adresse supplique au ROI et sollicite l'appui officiel de COLBERT, cependant que, poussant ses pions et misant sur tous les tableaux, il réunit ses amis pour les inciter à souscrire au capital de la nouvelle Compagnie qu'il fonde pour renflouer ses finances à VILLENOUVETTE.
Gédéon BRUTEL banquier lyonnais, de concert avec François COSTE et Samuel FOURNIER souscrivent ensemble 30.000 Livres. Philibert BON premier président à la Cour des Comptes, Tristan PASTOUREL receveur des tailles du diocèse de Béziers versent chacun 15.000 livres. Pierre VERDURON viguier général de la Sénéchaussée de Montpellier :10.000 livres. Pierre BARTHE, intéressé dans la Ferme générale des Gabelles du Languedoc, s'entend avec le banquier marseillais Claude GERANI pour porter 21.000 livres à la Compagnie. Et ce n'est pas terminé car d'autres personnages veulent aussi participer à l'affaire : BORREL Conseiller à la Cour pour 30.000 livres, Jean PHILIP seigneur et baron de Corcone et Saint-Clément pour 6000 livres, et le marquis Louis Pierre de PENAUTIER, Receveur Général du Clergé de France, trésorier de la Bourse des Etats du Languedoc, souscrit pour 20.400 livres. Voilà le problème financier réglé.
En la Manufacture, la vie de labeur se poursuit grâce à la compétence et à la conscience professionnelle des directeurs, contre-maîtres, artisans et apprentis, hommes et femmes Jacques ISSERT, Pierre ASTRUC, Pierre de RUSTIN de BERTHELET, Fulcran DUFFOUR, Guillaume MAISTRE, Gabriel PELLETAN, Jeanne ARNIACO et tant d'autres - ils sont plus de trois cents - occupés au long du jour à tisser, filer, teindre, foulonner ou à rentrer les récoltes et moudre le grain qui fait vivre la vallée de la Dourbie à VILLENOUVETTE.
LES GRANDES HEURES
La récompense de tant de peines et d'espoirs arrive enfin:
Le 20 juillet de l'an de grâce 1677, par une journée éclatante de soleil, la cloche de la chapelle de la manufacture sonne et annonce la grande nouvelle
Le sceau fleurdelisé est apposé au bas du parchemin de l'Edit Royal : désormais VILLENOUVETTE devient:
MANUFACTURE ROYALE de VILLENEUVE lez CLERMONT et communauté indépendante et privilégiée.
Ses droits et ses mérites sont reconnus. CLERMONT, NEB IAN, MOUREZE, CABRIERES, toute la province du Languedoc doivent s'incliner devant le «Bon Plaisir» du Roi. Non sans chicanes bien sûr !
Les petits ateliers primitifs créés par BAYLE sont déjà distingués - ils le sont encore de nos jours- sous l'appellation de «MANUFACTURE VIEILLE» car POUGET construit, et développe ses spéculations dans sa nouvelle résidence.
La sollicitude royale ne se limite pas aux seuls parchemins octroyés en 1677, et au fil des années suivantes rentes et primes confortables en espèces sonnantes et trébuchantes, tombent dans l'escarcelle d'André POUGET et de son principal associé ASTRUC, son ancien compère à la Cour des Aides de Montpellier.
Mégalomanie, goût du grandiose, facilité, la manufacture en fait les frais et des critiques ne manquent pas pour reprocher une gestion hasardeuse. La comptabilité doit bientôt reconnaître que plus de 1.800.000 livres (et il s'agit bien de livres-Or de cette époque) ont été engagées. Dissoudre la Compagnie devient impératif. Dès 1703, Honoré POUGET - fils d'André - Conseiller Secrétaire du Roi, Contrôleur en la chancellerie de Montpellier devient principal actionnaire et finalement propriétaire unique de la Manufacture Royale.
Pour un temps seulement. Car dès 1720 Honoré POUGET, n'ayant pu résoudre ses problèmes, recherche un acquéreur pour VILLENEUVETTE.
Providentiellement, un acheteur se présente. Qui est cet homme ? Guillaume CASTANIER, dit CASTANIER ou CASTANIER: d'AURIAC, marquis de SAISSAC, né à Carcassonne demeurant en son hôtel particulier à Paris, Premier Président au Grand Conseil, familier de la Cour, spéculateur heureux ayant acquis une fortune considérable dans les agiotages et en particulier ceux de la rue Quincampoix. Il a eu le flair de vendre ses actions de Louisiane au plus haut cours juste avant la débâcle du banquier LAW. Toujours prudent et heureux dans ses calculs, CASTANIER investit ses gains en terres et en châteaux un peu en toutes régions de France. Par spéculation, il vient d'acheter la manufacture de VILLENEUVE, et voilà qu'il apprend que le château de CLERMONT est à vendre ! Qu'à cela ne tienne CASTANIER l'achète aussi et le voilà désormais comte de CLERMONT. Titre qu'il ajoute à ses dignités grâce à une circonstance exceptionnelle : en 1715 la dynastie des GUILHEM de CLERMONT vient de s'éteindre par suite de la mort prématurée de la jeune CONSTANCE de GUILHEM, petite-fille du duc de Luynes, et dernière descendante de la lignée de GUILHEM de CLERMONT.
Et CASTANIER d'AURIAC, Comte de CLERMONT, Marquis de SAISSAC fait de la Manufacture royale son nouveau caprice et sa résidence secondaire.
Dépouillant de pierres son château de CLERMONT, il les transporte à VILLENEUVETTE pour y réaliser un vaste programme d'embellissements et d'agrément : jardin anglais, jardins à la française avec bosquets boisés, escaliers monumentaux, rocailles, buffet d'eau (Le «Grand Guillaume» existe toujours, classé monument historique avec le Grand Portail), glacière (elle existe toujours à gauche de l'entrée du grand portail).
Mais les événements sont cruels : un jour de 1955 le bourdonnement familier des métiers cessera dans la vallée de la Dourbie.
Le Moulin-Bas
Juin 1978
GEORGES MAISTRE (descendant de la famille Maistre)
BULLETIN 11 DU GROUPE DE RECHERCHE ET D’ETUDE DU CLERMONTAIS 1978.