SAINT GUILHEM LE DÉSERT

Languedoc-Roussillon Hérault 34 France

 

LE VILLAGE

Le village de Saint-Guilhem-le-Désert est un village rue qui fut édifié à partir du IX° siècle tout le long du Verdus, petit affluent du fleuve Hérault. Sur la place de la liberté, on trouve un platane planté  le 21 janvier 1855 .  Il a une circonférence de 6 mètres environ. La fontaine date de 1907, date de la crue du Verdus.  Il y a une plaque commémorant la crue du Verdus du 26 septembre 1907. La galerie était un ancien marché couvert. Le village compte actuellement 250 habitants (1000 au XIX°) et accueille environ 800 000 visiteurs par an. Guillaume choisit cette vallée à cause du petit ruisseau qui était beaucoup plus important à l’époque.  Ce ruisseau fut très important pour l’installation de la population sur ses rives car l’économie pu se développer (élevage, oléiculture...). Les premières maisons se construisirent dans la partie haute du village, ceci pour être protéger des crues. Par la suite, le bas du village commença à se construire. L'abbaye possédait deux entrées, une pour les habitants du nord du village et l'autre pour les habitants du sud du village. les habitants se nomment "les sauta rocs" (saute rochers). Le village était fortifié. Il y avait des tours et des remparts qui protégeaient le village des envahisseurs. Il reste aujourd'hui la tour des Prisons, quelques traces des remparts, l'ancienne église Saint Laurent au bas du village qui était une ancienne forteresse et qui abrite aujourd'hui l'office du tourisme. Le village est une étape du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle (voie d'Arles) avec l'étape Montpellier/Saint Guilhem et par la suite Saint Guilhem/Lodève (34 kms par le GR 653). L'abbaye est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999 au titre des chemins de Saint Jacques de Compostelle. Elle abrite les reliques de Saint Guilhem mais aussi un bout de la croix du Christ offerte à Guilhem par Charlemagne.

Ci dessous, la place de la Liberté avec le platane de 1855, la fontaine de la république qui tourne le dos à l'abbaye (opposition religion et République). A droite, la tour des prisons, vestige des fortifications du village

                                       

Sur cette place lors de la crue de 1907, un âne avait été attaché au platane. La force de la crue détacha l'âne et l'entraîna dans l'abbaye (ouverte pour évacuer l'eau). L'âne se retrouva assis sur le maître autel au fond de l'abside mais fut sauvé des eaux !!

                        

                                           Ci-dessus une vue du village et à droite le ruisseau VERDUS (verdun, forteresse)

Zone de Texte: LE VERDUS
 
               

                                          Les petites rues de Saint Guilhem .... de bonne heure avant l'arrivée des visiteurs

                 

                                             La chapelle des Pénitents (ci dessus) aujourd'hui devenue une salle de concerts et de conférences

                                      

                                                                   

                                            L'ancienne église Saint Laurent au bas du village qui abrite aujourd'hui l'office du tourisme

GUILLAUME dit SAINT GUILHEM

Au début du VIII°, les Francs font la conquête de l’Occitanie et Charles Martel par sa victoire de Poitiers en 732 ouvre la porte du Sud et de la Méditerranée. Le sud de la France va être conquis et une nouvelle administration va être mise en place. L’occupation franque fut accentuée sous Pépin le Bref et Charlemagne qui mirent en place une structure politique ordonnée. C’est Saint Benoît qui reprendra en main l’organisation religieuse de la région et de l’ordre Bénédictin.

Guillaume naquit en 754 d’une noble famille franque apparentée aux Mérovingiens. Il avait pour père Thierry, comte d’Autun (Saône et Loire) et pour mère Aude, fille de Charles Martel ce qui faisait de Guillaume le petit fils de Charles Martel et  un cousin de Charlemagne né lui en 742. Son nom franc WILHEM (volonté et pouvoir de commandement) se transforma par la suite en Guillaume et Guilhem. Il fit des études militaires, ce qui était de rigueur à cette époque.  Cette illustre famille et son courage militaire lui valut très tôt les honneurs de la cour de Charlemagne. Il participa à plusieurs campagnes militaires sous Charlemagne (guerre d’Aquitaine en 770, contre les Saxons en 771, en Lombardie en 773, contre les sarrasins en 778, en Bretagne en 786, en Bavière en 787 …) Il fut nommé en 789 Comte de Toulouse (789 à 806) et en 793, Duc d’aquitaine. La première mention de Guillaume dans les textes apparaît en 790. Il se distingua dans les combats contre les sarrasins qui multipliaient les incursions en Languedoc et stoppa en 793 l’invasion du calife de Cordoue à Narbonne. Les sarrasins retournèrent au delà des Pyrénées et y restèrent. Charlemagne  confiera à Guillaume la protection de la frontière franco espagnole et le nommera duc d’aquitaine. Il va participer à la « Marche d’Espagne » qui entraînera la prise de Barcelone en 803. Cette victoire marque  l’apogée mais aussi l’arrêt de la carrière militaire de Guillaume. Après cette victoire décisive, couvert de gloire, Guillaume va retrouver son ami d’enfance Witiza qu’il avait connu à l’école du palais royal et qui est devenu Saint Benoît. Ils combattirent ensemble quelques années avant de se séparer. Ce dernier va l’initier à la religion. En 804, Guillaume, va établir dans la vallée de Gellone un petit monastère bénédictin qui dépendait à ses débuts de l’abbaye Saint Sauveur d’Aniane fondé en 782 par Saint Benoît. Saint Benoît appelé à sa naissance Witiza, fils du comte de Mauguio fut le grand réformateur de l’ordre Bénédictin au début de l’époque Carolingienne. C’était un ami d’enfance de Guillaume .En 804  Guillaume déclare :  « Je reconnais combien est fragile ma condition d’homme » . Après le décès de son épouse, de ses parents  et de certains de ses enfants, Guillaume va se tourner vers l’idéal monastique. Il va dans un premier temps financer les abbayes de Gellone et de Notre Dame de Cazeneuve à Goudargues (Gard). Il va soutenir la diffusion du christianisme voulu par Charlemagne dans con empire et  soumettre des villes comme Nîmes et Orange à la domination chrétienne.  Guillaume après des années passées à se battre va déposer définitivement les armes à l’issue d’un pèlerinage à Saint Julien de Brioude (Cantal). Il prononcera ses vœux religieux en 806 devant son ami Benoît à Aniane. Il va se retirer dans son abbaye ou il mourra en simple moine le 28 mai 812. Il apporta un morceau de la croix du Christ (offerte par Charlemagne lors de la retraite de Guillaume) dans la vallée de Gellone ou il fonda une abbaye où reposent ses restes. C’est à partir de ses reliques que l’abbaye devint un passage obligé pour les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. Une légende dit qu’il aurait fondé Gellone à la suite du décès de son épouse avec qui il avait vécu 50 ans. L’abbaye représenterait le symbole de l’amour qu’il avait pour elle. Guillaume fut marié deux fois à Cunégonde et Guibourc. Cette dernière était la fille du roi sarrasin Thibaud. Il l’a rencontra lors de la conquête d’Orange et en tomba amoureux. Il eut beaucoup d’enfants (10 sont connus : 3 filles et 7 garçons). Les sœurs de Guillaume auraient fondées en parallèle un monastère féminin (XI et XII°) qui fut ensuite transféré à Montpellier. Il aurait été situé prés de l’église Saint Barthélemy (cimetière et parking).

L'ABBAYE DE GELLONE

                               

                                      

Gellone est la première fondation monastique importante du diocèse de Lodève. L’abbaye de Gellone pris le nom de son fondateur Saint Guilhem au XII°siècle. Gellone au départ n’était qu’une simple « cella » bénédictine dépendant de la grande abbaye d’Aniane. C’est Guillaume lui-même qui traça les plans de son futur monastère. Il avait avec lui des maîtres ouvriers qualifiés qui l’aidèrent dans sa tache. Les travaux débutèrent par le chevet « Commencez par mon sanctuaire » dit Guillaume qui en posa les premières pierres en 804. L’abbaye ne deviendra indépendante qu’en 1090 grâce au pape Urbain II. Cette « cella » se développa rapidement des le X°siècle ou elle devint une abbaye grâce à ses nombreuses reliques et trésors (morceau de la croix de JC offerte à Charlemagne par le patriarche de Jérusalem. Charlemagne la donnera par la suite à Saint Guilhem). Le corps de Saint Guilhem fut déposé en premier dans l’ancien narthex puis sera élevé une première fois dans la « confession » (crypte) vers l’an mil puis une deuxième fois dans l’abside en 1138 dans un sarcophage antique en marbre blanc placé dans le sanctuaire derrière l’autel (un os de son bras droit, une dent ). Cette élévation permit de faciliter la vénération et l’approche des pèlerins. D’autres reliques, une épine de la croix de JC (disparue) et une relique de la vierge (disparue). Ces célèbres reliques valurent au monastère de nombreux dons en terres et en églises qui lui permirent d’étendre ses possessions dans les diocèses de la région (Nîmes, Rodez, Mende...). Au moyen age, le lieux était déjà très fréquenté par les pèlerins venant se recueillir devant les reliques qui parfois se révélaient miraculeuses.  Dans le village, il y avait deux autres églises : Saint Laurent à l’est (office de tourisme) et Saint Barthélemy (ouest). .

A partir de 1465, les abbés commendataires* nommés par le roi ne vivaient plus dans l’abbaye mais touchaient les subsides. Ceci entraîna un mauvais entretien du bâtiment car ils préféraient garder pour eux les revenus engendrés par l’abbaye. La direction du monastère était alors réglé par un prieur. L’abbaye était en état de délabrement et allait devoir affronter les guerres de religion. En 1569, le monastère est pillé par les troupes protestantes venues d’Aniane et de Gignac. Les hérétiques prirent d’abord l’église Saint-Laurent au bas du village (office de tourisme) qui servait de défense au village et s’y installèrent pour y préparer l’assaut de l’abbaye qui eut lieu rapidement. Les moines menacés et sans garnison pour défendre l’abbaye décidèrent d’abandonner le monastère à l’ennemi après avoir mis en lieu sur les reliques et objets précieux qu’ils envoyèrent à Lodève caché dans des tonneaux de vins portés par des ânes. Ils enterrèrent les tables de marbre des autels de Saint Guilhem dans le cimetière pour éviter leur profanation. Les religionnaires pillèrent et saccagèrent l’abbaye mais ne trouvèrent pas les pièces les plus précieuses. Ils restèrent peu de temps. L’abbé Claude de Brissonet arriva à Lodève avec une garnison de 800 soldats en 1569. Il se rendit à Saint Guilhem ou il reprit en premier l’église Saint Laurent puis il entra en force dans l’abbaye. Il fit tuer les hérétiques. Les moines purent revenir et réparer les dégâts mais en 1570, des hérétiques rebelles semaient encore la terreur à Saint Guilhem et les moines pour se défendre firent appel à une garnison mais ils durent vendre l’argenterie de l’église pour subvenir aux besoins de cette garnison. Jusqu’en 1620 l’abbaye fut pauvre et se dégrada. En 1624, il y avait 16 moines et 3 prêtres. Dans l’église à cette époque il y avait 11 autels qui furent dépouillés ou détruits (Saint Michel Archange, Jean-Baptiste, thomas, JC, Guilhem, notre dame du rosaire, pierre, André, Antoine, Lucie, °).  Les guerres civiles  et religieuses de cette époque ruinèrent le monastère qui dut  vendre des terres afin de subvenir à ses besoins à la fin du XVI°siècle.

La décadence du monastère entraîna l’appel (avec accord des instances religieuses) des moines  Bénédictins de la congrégation de Saint Maur qui vont redonner vie au monastère En 1632, un traité entre l’abbé de Saint Guilhem et le supérieur de la congrégation de Saint Maur fut signé. On y évoquait les différentes règles à respecter pour les nouveaux moines par rapport aux règles de l’abbaye déjà existantes. Mais ce n’est qu’en 1644 que le monastère va retrouver sa splendeur d’antan. Ils respectaient les règles de Saint Benoît. Les Bénédictins vont réhabiliter le monastère (cloître, sacristie, réfectoire, cuisine…). Ils  restaurèrent l’église avec des stalles de bois sculptés dans la tribune. En 1679, ils aménagèrent le sanctuaire. Des deux autels romans encore en place, on décida de n’en faire qu’un que l’on plaça au fond de l’église. C’est au cours de ses travaux que les moines découvrirent les reliques de Saint Guilhem dans une caisse en bois doublé de plomb. Cette découverte relança le culte de Saint Guilhem. En 1701, un nouveau maître autel avec un retable en bois doré fut installé dans l’abside. En 1702, on installa le bénitier en marbre à l’entrée de la nef. En 1738, les reliques de Saint Guilhem furent placées dans une chasse d’argent surmonté du buste de Saint Guilhem que l’on portait lors des processions. Des tableaux retracants les principales étapes de sa vie furent placées dans l’église. Il reste un de ses tableaux . Les moines mauristes reconstituèrent la bibliothèque et les archives du monastère. La première bibliothèque fut installée en 1701 dans la tour du cloître (disparu) au dessus du lavabo. L’inventaire de 1790 dénombrait 1642 ouvrages. Les archives furent déposées dans d’autres salles à l’abri des incendies. Grâce à ses archives, des ouvrages de référence furent écrits par les moines au XVIII°. Un ouvrage se trouve aujourd’hui à la BNF c’est le « Sacramentaire de Gellone » un manuscrit enluminé.

Au début du XVIII°les moines mauristes entreprirent l’édification d’un nouveau monastère au sud de l’abbaye médiévale. Établi sur une terrasse artificielle enjambant le Verdus, il comprenait à l’origine 3 corps de bâtiments entourant une cour ouverte vers le sud et prolongée d’un jardin. Au rez de chaussée, de vastes salles voûtées qui servaient aux réunions de la communauté. A l’étage se trouvaient les cellules des moines. Il y avait aussi deux grands escaliers en pierre. De ce second monastère, il ne reste que l’aile nord et ouest, l’aile Est ayant été détruite au XIX°.

   A la révolution, il ne restait que quelques moines. Le coup de grâce porté à l’abbaye fut donné en 1783 avec la suppression de la communauté et le rattachement du monastère à l’évêché de Lodève. La révolution qui supprima les monastères transforma l’abbatiale en église paroissiale. Un inventaire des biens de l’abbaye fut fait en 1790. En 1791, l’argenterie est fondue afin de subvenir aux besoins du monastère. Les habitants de Saint Guilhem sauvèrent in extrémis les reliques de Saint Guilhem et de la croix de JC qu’ils rendirent à l’église en 1804. Les bâtiments furent vendus comme biens nationaux. Il y eu une filature de coton, une tannerie qui ne fonctionnèrent que quelques années.  Les bâtiments servirent de maisons particulières, le monastère fut dégradé.

Une communauté du Carmel de Saint Joseph a rendu depuis la fin des années 70 sa vocation première à l’abbaye. Non cloîtrées, les carmélites ont ouvert une maison d’accueil pour des séjours de réflexion ou de ressourcement. Elles accueillent  les pèlerins.

1)      LE PORCHE :

       Il s’ouvre par un portail dont l’archivolte comprend 3 voussures garnies de tores très épais qui retombent sur des colonnes antiques engagées avec des chapiteaux décorés de feuilles d’acanthe et de têtes féminines (XII°). Un cordon de dents d’engrenage entoure l’ensemble. Il n’y a plus de tympan. Au dessus du portail on été scellé deux sculptures romaines. A l’étage, au dessus d’une corniche s’ouvre au centre une fenêtre encadrée de colonnettes. On peut apercevoir des trous de boulins sur la façade. Ces trous servaient aux échafaudages de l'époque. Il y a des trous de boulins dans toute l'abbaye.

                                       

                                                           

 La tour a été élevée sur ce porche en 1449 dans le cadre des fortifications en vue des guerres de religion. On construisit la tour du clocher (au dessus du Gimel) qui avait un caractère défensif en rapport à cette époque avec la guerre de 100 ans et les guerres de religions. Cette tour était en réalité un donjon composé de deux étages de salles voûtées au dessous de la chambre des cloches.

                                                         

La tour saint martin : c’est le deuxième vestige de l’église du X° siècle. C’est un petit édifice carré, peu élevé située dans la première travée de l’église romane. Elle est écrasée par la masse du haut clocher carré du XV° qui surmonte le portail. Elle fut bâtie avec les mêmes matériaux que pour la crypte. Elle ne possède qu’une fenêtre étroite et rectangulaire. La première sépulture de saint Guilhem aurait été située au bas de cette tour typique de la période pré romane.

2) LE RÉFECTOIRE :

A la même époque (XV°) on construisit le réfectoire avec les mêmes matériaux que le reste de l’abbaye. Le réfectoire a des voûtes à croisées d’ogives. Il était éclairé latéralement par de hautes fenêtres et au sud par une rosace gothique flanquée de deux baies à arcs trilobés. La façade a été reconstituée dans les années 70 après la destruction des maisons d’habitations établies dans le réfectoire ou plaquées sur sa façade après la vente de l’abbaye comme bien national au début du XIX° (après la Révolution). Elle a des contreforts et des fenêtres étroites et est bâtie en tuf. Aujourd’hui il abrite le musée lapidaire avec des vestiges du cloître et des différents sarcophages des abbés du XII° ainsi que les sarcophages de Saint Guilhem et de ses soeurs Albane et Bertrane.

                                       

3) LE GIMEL : (narthex)

Au XII°siècle, face à l’afflux massif des pèlerins et à l’accroissement de la communauté monastique, l’église connue quelques transformations. Vers 1130, on construisit un porche voûté à l’ouest de la nef (coté place avec platane) destiné  à accueillir et protéger les pèlerins. Ce proche appelé « le Gimel » (porte jumelle ou gimellum : gémissement, pénitence) servait de vestibule à l’église et fut terminé en 1199. Le GIMEL est une salle carrée bâtie comme l’église du XI°. Il est voûté en croisées d’ogives. Les voûtes retombent sur des chapiteaux sculptés : palmettes, tête de bœuf, lions, dragons. A la base des murs, des bancs en pierre destinés au repos des pèlerins. Ce Gimel était important : il accueillait les pèlerins, les malades en quête de guérison, les hérétiques demandant le repentir, les pécheurs. Le jeudi Saint, les moines lavaient les pieds de 12 pauvres en mémoire de JC. On y passait aussi les actes notariés importants de l’abbaye.  On passe de ce porche à l’église par une nouvelle porte qui était la porte extérieure de l’église avant la construction du porche au XII°.

                                                               

4) LA NEF :

 Avant d’évoquer la nef entrons dans l'ancien narthex qui date lui aussi du XI°. Il y a ici un bénitier en marbre du XVIII° (1702). Vers 1030-1040, on construisit le pont du diable qui permit la liaison entre les deux abbayes ce qui entraîna un afflux conséquent de pèlerins. De nombreuses donations permirent aux abbés Pierre et Béranger d’entreprendre vers 1030 la construction de la grande abbatiale romane actuelle et de son cloître. C’est la troisième église édifiée de type premier art roman méridional (pureté des lignes, équilibre des proportions, qualité du petit appareil de pierres froides, voûtement intégral, sobriété du décor). Les abbés firent appels à des maçons qualifiés venus d’Italie ou de Catalogne (spécialistes de ce type d’architectures) pour réaliser ses travaux. La nouvelle abbatiale avec ses 3 nefs, son transept saillant, sa grande abside en cul de four et ses 2 absidioles furent bâties en petit appareil de calcaire dur. L’église possédait deux portes d’entrées primitives : une au sud donnant sur le cloître et l’autre au nord donnant dans le village. Deux campagnes de travaux se succédèrent au XI°siècle

L’abside est asymétrique de 3° Est. Trois hypothèses : Le Christ est crucifié sur la croix la tête penchée à l’Est. Le plan de l’église reprendrait le schéma de JC sur la croix.  Cependant à l’époque de la construction de l’édifice, le christ était représenté glorieux et non souffrant. Autres hypothèse, l’orientation du soleil qui se lève plus tard à Saint Guilhem par rapport aux collines qui le cache et qui cachent sont point de naissance à l’Est. Enfin la largeur de la nef principale est de 6 mètres alors que l'ouverture de l'abside centrale est de 11m 20. L'abside a été construite en premier et par la suite pour des raisons typographique ou financière la nef fut réduite.

 Les 3 nefs voûtées en berceau avec des arcs doubleaux portés par de hauts piliers carrés non sculptés. La nef a une hauteur de 18 mètres (cf. pont du diable), une largeur de 6 mètres et une longueur de 30 mètres avec ses 4 travées étroites (2,50 mètres). Il y a des grandes baies percées dans les murs nord et sud. Tout ceci donne de la majesté et de l’élégance à la nef principale. La nef centrale communique avec les bas-côtés par des arcades qui reposent  sur de puissants piliers carrés. La lumière vient des parties hautes grâce à des fenêtres situées au dessus de la naissance de la voûte. Il faut noter le nombre important de trous de boulins (échafaudage). La première travée est un des vestiges de l’église primitive antérieure à la construction du XII°. Elle était dominée par une tribune qui constituait le chœur des moines et qui fut petit à petit réduite pour qu’à la fin du XVIII° on y mette l’orgue. On remarque que les bas-côtés possèdent des bancs en pierre. Au XII°siècle, les moines pour se recueillir dans la tranquillité et pour ne pas côtoyer les pèlerins, se réfugièrent, dans une tribune voûtée qui se trouvait entre les deux premières travées de la nef. Au XVIII°on y installa l’orgue

                                   

Ci dessus la nef avec les 3 ouvertures de lumière (au centre la croix du Christ et à gauche et à droite, des ouvertures rondes symbolisant le soleil et la lune). A droite le bénitier en marbre du XVIII°

                   

                                                      

Un des tableaux évoquant la vie de Saint Guilhem

 

5) L’ORGUE :

C’est quelques années avant la Révolution que fut entrepris la construction de l’orgue qui nécessita la suppression définitive de la grande tribune. L’orgue fut exécuté par le facteur JP Cavaillé de Pézenas contre une somme de 3000 francs. Les travaux furent interrompus pendant la Révolution et l’orgue resta inachevé pendant longtemps (18 jeux sur 27 de prévu). Il fut construit tout en hauteur à cause de l’étroitesse de la nef.  Il se compose d’un grand buffet baroque à deux corps en noyer sculpté. Le buffet principal a 5 tourelles couronnées d’anges musiciens et de trophées d’instruments de musique. L’orgue est restauré depuis 1984 et est classé au MH depuis 1974. Il failli déménagé plusieurs fois mais grâce à la volonté des habitants et des religieux il resta dans le village.  Il y a 3 organistes titulaires et 3 suppléants.

       6) LES FONTS BAPTISMAUX

 Cuve en terre cuite qui viendrait de l’église Saint Laurent ou Saint Barthélémy

7) LE TRANSEPT

 Il est voûté en berceau. Au XV° il y avait une tribune.

8) L’ABSIDE       

Le choeur de l’abbatiale est un chef d’œuvre du premier art roman. Avec son large transept et ses 3 absides, il vint remplacer le sanctuaire carré de l’église primitive dont   il ne reste que la confession. En 1076, un autel dédié à Saint Guilhem fut consacré. Elle est en cul de four et a une ouverture de 11,20 m, elle est plus grande que la largeur de la nef. Il était prévu d’agrandir la nef et de l’adapter à l’abside qui était au départ carré et reposait sur la crypte. L’abside et ses absidioles furent bâties à la fin du XI début XII°. Au centre de l’abside se trouvent 3 ouvertures avec au centre la croix de JC et de part et d’autre, les symboles du soleil et de la lune. Deux passages voûtés conduisent du chœur aux absidioles. Parmi les derniers embellissements apportés par les bénédictins à l’abbaye, on note vers 1770 l’achat d’un grand autel baroque en marbre de carrare polychrome avec des statues d’anges en marbre blanc. C’est dans cette abside en 1138 que fut élevé pour la seconde fois le corps de Saint Guilhem après avoir été retiré de la confession.

L'abside  avec l'autel en marbre polychrome de 1770 et à droite un détail de la voûte en cul de four avec les ouvertures de lumière

9) L’ABSIDIOLE SUD

Cette chapelle était  dédiée à Saint Pierre puis à la Vierge à partir du XVII°. Une porte donne accès à la sacristie.

Elle abrite un autel en marbre consacré à Saint Guilhem. Au XII° les différents abbés embellirent l’abbaye avec du mobilier liturgique, d’orfèvrerie ainsi que les tombeaux sculptés des différents abbés. On trouve les sarcophages de Saint Guilhem et de ses sœurs Albane et Bertane. L’œuvre la plus remarquable est le précieux autel de Saint Guilhem (XII°) qui remplaça l’autel de 1076. Il est en marbre blanc avec des verres colorés incrustés (aujourd’hui disparus) Les pèlerins et les différents pillages des siècles dégradèrent cet autel. Au dessus, une table moulurée de marbre noir. Sur les panneaux sont représentées à gauche JC en majesté trônant dans une  gloire entourée des symboles des Évangélistes. A droite la crucifixion. En cette fin de siècle le monastère comptait une centaine de moines. Il y a une petite niche avec au centre la relique de la croix de JC, offerte à Guillaume par Charlemagne qui avait reçu la relique de la croix de JC en 800 (date de son sacre comme empereur d'Occident) par le patriarche de Jérusalem. Il l’a donna à Saint Guilhem lors de son entrée dans la vie monastique. Dans l’église au XV et XVI°, on construisit deux tribunes hautes sur voûtes d’ogives aux extrémités des bras du transept. Ces tribunes étaient inaccessibles depuis l’église mais elles correspondaient avec le cloître supérieur. Elles étaient destinés aux malades et infirmes ainsi qu'aux moines.

L'absidiole sur et le splendide autel de Saint Guilhem autrefois incrusté de verres colorés.

10) L’ABSIDIOLE NORD

Elle est dédiée a Saint Pierre. Il y a une tribune  du XV° avec une porte qui donne vers le village. C'était l'entrée pour les habitants du bas du village. Il y a une niche avec les reliques de Saint Guilhem.  Pour soigner les malades, la dent de Saint Guilhem était montée sur un manche d’argent puis trempé dans un verre d’eau que la malade devait boire pour espérer guérir. Ses reliques sont toujours vénérées par les pèlerins et les habitants du village ainsi que les visiteurs qui le souhaitent.

                

L'absidiole nord et à droite les reliques de Saint Guilhem (Un bout d'os de son bras). D'autres reliques du Saint ont été perdu lors de la crue du Verdus de 1817. D'autres ont disparu à la Révolution.

11) LA CRYPTE : la confession:

Il ne reste aujourd’hui aucun vestige apparent de premier monastère construit en 804. La  « cella » primitive ne comportait qu’une petite chapelle dédiée à JC avec un petit cloître dans un angle duquel se trouvait la cellule de Guilhem, et un petit oratoire dédié à Saint Michel ou Guilhem sera inhumé en 812. La seconde église « magna basilica » bâtie à la fin du X°siècle par l’abbé Gérald et consacré par Saint Fulcrand subsistent deux éléments : la confession (crypte) et la petite tour dédiée à Saint Martin. La crypte, X° (confession) se situe aujourd’hui sous la grande abside de l’église romane qui la protège. On y accède par deux escaliers qui donnent dans les collatéraux de la crypte. La confession à été le premier caveau de Saint Guilhem. La crypte a un plan carré divisé en deux nefs avec des murs très épais en tuf recouvert de chaux. Cette construction basse servait de soubassement au sanctuaire primitif situé au dessus d’elle. Elle est divisée en deux petites nefs qui retombent sur trois piliers carrés. Cette crypte avait des similitudes avec celle de la cathédrale de Lodève qui fut consacrée en 975 donc avant Gellone. La crypte dans l’église primitive n’était pas souterraine et elle communiquait avec le nef carolingienne.  Au XI°siècle le remplacement de la nef carolingienne par les trois nefs de l’église romane, dont le sol était situé à plus de 2 mètres au dessus du sol primitif, amena la transformation de la crypte en un lieu fermé et souterrain, à l’inverse de sa situation initiale (ouverte et de plain pied avec la nef carolingienne). Au XVI° siècle ; les voûtes furent détruites et la crypte comblée. Elle ne sera retrouvée et réaménagée qu’en 1962. Cette église du X° charpentée en bois fut quasi détruite par un incendie au début du XI°siècle.

12 : LE CLOÎTRE

Dans la seconde moitié du XI° siècle, on construisit le cloître inférieur qui se situe au sud de l’église entouré de la salle capitulaire et  du réfectoire (musée lapidaire). Il est dans le style de l’abbatiale c'est-à-dire très sobre. Le décor premier art roman est apparu au nord de l’Italie  fin X° début XI°. Il s’est d’abord développé en Europe méditerranéenne Les baies sont géminées avec une colonnette centrale, un fut galbé, un tailloir trapézoïdal, une archivolte retombant sur des modillons. La plupart des colonnes sont des copies modernes sauf une en marbre blanc surmonté d’un petit chapiteau orné de feuillages. Elle a un médaillon avec une tête d’animal à l’air maléfique. Le cloître était voûté d’arêtes mais au départ ce cloître était charpenté. Ce sont des sculpteurs locaux qui décorèrent ce premier cloître. Il y avait aussi des peintures sur les parois du cloître. Il reste une fresque visible dans le cloître inférieur : JC en majesté entre Saint Paul et Saint Pierre qui tient les clés. Il reste une colonne d’origine avec un modillon avec une tête d’animal. Il y a au centre du cloître la fontaine du lavabo, un bassin circulaire jadis surmonté d’une lanterne de pierre portant une grosse boule d’où jaillissait l’eau. Elle était abritée sous un pavillon carré voûté d’ogives. Il y avait une tour avec au dernier étage une bibliothèque (1642 ouvrages). Il ne reste que les parties nord et ouest du cloître inférieur, voûtés en arêtes. Le reste du cloître inférieur et le cloître supérieur furent détruits au XIX°.

                                

Détails du cloître inférieur du XII°

                                     

Une des fresques du cloître représentant le Christ entouré de Saint Paul (gauche ) et de Saint pierre qui tient des clés à droite.

Au premier plan les vestiges de la fontaine du lavabo.

L’existence de la tribune à l’intérieur de l’église entraîna vers la fin du XII° la construction d’un cloître supérieur charpenté au même niveau que la tribune et superposé aux galeries du cloître inférieur. L’abbaye en 1175 contracta un emprunt de 4000 sous melgoriens pour construire le cloître auprès d’un bourgeois de Montpellier. La première mention du cloître supérieur date de 1205. Il fut construit en plusieurs étapes jusqu’au début du XIV° selon les finances de l’abbaye. Le décor de ce cloître était raffiné, détaillé, à l’inverse du cloître inférieur d’un style beaucoup plus sobre. Le style évolua entre le début et la fin de la construction. Au départ le décor était relativement chargé pour finir simplement avec des décors du type du cloître inférieur. Le cloître supérieur n’était pas voûté mais charpenté. Les sculpteurs (artistes confirmés) de ce cloître venus d’Espagne et d’Italie s’inspirèrent d’autres cloîtres sculptés en France et dans le sud de l’Europe. On y trouvait des piliers ornés avec des fleurs d’inspirations antiques corinthienne, des personnages, des colonnes torsadées et ondulées (symbole de l’eau coulant dans le village), des chapiteaux sculptés. Il y avait des chapiteaux ornementaux avec des variations sur le thème de l’acanthe. Les sculpteurs s’inspirèrent du chapiteau corinthien mais ils l’ont interprété très librement en appliquant plusieurs styles : classique, baroque, maniériste. Les chapiteaux figuratifs étaient peu nombreux. Ce cloître supérieur connu beaucoup de péripéties. Au XIII et XIV°siècle, la décoration des galeries du cloître supérieur se poursuivra sous les différents abbés. Pendant les guerres de religion, le cloître souffrit beaucoup. Il fut mutilé en 1569 lors de la mise à sac de l’abbaye par les protestants. Il ne fut réparé qu’en 1658 lorsque les finances de l’abbaye furent meilleures. Le cloître compta jusqu'à 8 galeries réparties entre les deux cloîtres. Il fut détruit au début du XIX°siècle par un maçon qui vendit bout à bout les pierres, les sculptures…on retrouve dans les alentours par-ci par-la dans les habitations des morceaux de ce cloître. Heureusement la plupart des vestiges de ce cloître purent être sauvés grâce à quelques amateurs éclairés ! La société archéologique de Montpellier  acheta quelques pièces mais c’est un juge de paix Anianais qui en acheta le plus et qui les exposa dans sa maison à Aniane et qui étaient visibles des personnes intéressées. A sa mort, sa collection fut envoyée à Paris ou elle fut vendue à un collectionneur américain qui acheta plusieurs cloîtres de France et d’Europe. Il les exposa à New York dans un musée privé à partir de 1906. A sa mort la collection est achetée par la famille Rockfeller en 1925  puis  cédée au musée de New York qui créera le musée des cloîtres en 1938 qui possède 148 pièces du cloître de Saint Guilhem. Le cloître fut abîmé lors des différentes crues du Verdus.

                     

On peut voir ici la tour clocher du XV° et à coté la petite tour Saint Martin (X°) qui est écrasée par la masse de la tour du XV°. Sur la droite il y a la salle capitulaire et le dortoir des moines, aujourd'hui en ruine mais qui dans quelques années devraient abriter le musée de Saint Guilhem.

                    

Détails de la façade avec les bandes lombardes (ou lésènes)ainsi qu'un mascaron. En second plan un ancien pigeonnier datant du XV°

Détails de la dernière colonne d'origine du cloître du XII° avec le médaillon avec une tête maléfique !

LE CLOÎTRE AVANT SA RESTAURATION

13) LE CHATEAU DU GÉANT :

                                                             

Vues des ruines du château du IX° et en dessous du pigeonnier du XV°

LA LÉGENDE

Un Géant sanguinaire vivait sur les hauteurs de Saint Guilhem dans un château antérieur à la construction de l'abbaye (IX°). Il avait comme seule compagne une pie malicieuse  qui aimait jouer des tours au géant. Lorsqu'un individu venait défier le Géant, la pie le prévenait mais parfois ce n'était pas vrai. Jusqu'au jour ou c'est Guilhem qui alla défier le Géant. La pie prévint le Géant "Gare Géant, voila Guilhem" mais celui-ci ne l'écouta pas. Il fut surpris pas Guilhem qui le combattit et qui le fit tomber du haut de son château. Le Géant est mort et les pies ne vivent pas plus de 3 jours au village ....

14) LA LÉGENDE DE GUILLAUME

Un vaste ensemble poétique de plus de 130 000 vers composé en deux siècles retraça avec minutie et légende la vie de Guillaume et de Saint Guilhem. 24 chansons de geste plus ou moins longues (milieu XII au début XIV) évoquent la vie de Saint Guilhem. Elle est plus importante que la chanson de Roland mais est moins connue

L’épée de Guillaume, Joyeuse, que lui donna Charlemagne est au centre de nombreuses légendes. Guillaume l’aurait enterré dans le cirque du bout du monde.

Guillaume avait des surnoms : Guillaume au court nez : Au cours du combat contre le Géant Cors Olt à Rome, Guillaume eut le nez tranché et il fut mal recousu par les chirurgiens de l’époque. Il combattit aussi le Géant Ysauré qui terrorisait Paris et le géant sans nom de Saint Guilhem. On l’appelait aussi Guillaume Fierebrace en rapport avec sa force herculéenne

Geste : Au moyen age ensemble de poèmes épique relatant les hauts faits d’un héros ou de sa famille.

 

15) LES FETES RELIGIEUSES :

La fête de la croix (début mai). : On célèbre la relique de la croix par une messe. On distribue ce jour la des petits pains en forme de croix en souvenir du pain partagé par les moines avec les nombreux pèlerins. On les conserve d’une année sur l’autre en souvenir de la fête comme signe de la protection du seigneur. Ils protègent les maisons de la foudre.

La fête de Guillaume le 28 mai. On célèbre sa mort.

Le dimanche avant les Cendres, on rappelle l’élévation et la translation de son corps de la crypte à l’église en 1138.

Il y a deux pèlerinages à l’Ermitage Notre Dame du Lieu Plaisant le lundi de Pâques pour honorer le vœu de 1628 contre la peste et le vœu de 1723 évoquant la crue du Verdus.

 

16 )LE CHEVET DE L'ABBAYE

Le chevet (extérieur) est composé d’une arcature supportée par des colonnes engagées autour de l’abside de 12 mètres de diamètre. La grande abside qui se situe au dessus des jardins potagers (ancien cimetière des moines) s’orne d’une couronne de 18 niches flanquées de colonnettes entre deux cordons  de dents d’engrenage. Deux contreforts maintiennent le chevet. Il y a deux étages de fenêtres. A sa base, 3 petites baies qui devaient éclairer la crypte (non réalisé). A l’étage, 3 grandes fenêtres éclairent le chœur. Elles sont entourées de colonnes en marbre antique. Les petits chapiteaux surmontant ses colonnes sont constitués de motifs végétaux (style corinthien). Le chevet est surmonté d’un fronton triangulaire avec des arcatures aveugles, une fenêtre en forme de croix avec à ses cotés deux oculi évoquant le soleil et la lune. Les deux absidioles ont un décor lombard différent.  Celle du sud, la plus ancienne, est la moins ornée (arcature aveugle, pilastre plat). L’absidiole nord est plus récente que l’abside centrale et à un décor d’arcatures sur colonnettes. L’extérieur de l’édifice est également sobre au niveau du décor avec uniquement des modillons et des pilastres plats (bandes lombardes ou lésènes).

        

L'absidiole Nord et l'Abside cent

 

                                                         L'ancien dortoir des moines et le splendide chevet

17) LES CARDABELLES

                             

Les Cardabelles sont des fleurs que l'on trouve dans le sud de la France. Elle ont la particularité de prévoir le temps qu'il va faire et aussi de porter bonheur. Le coeur de la fleur s'ouvre et se ferme en fonction du temps qu'il va faire (soleil: ouverte, pluie: fermée). On en trouve beaucoup de séchée sur les maisons de Saint Guilhem.

 

Définition : abbé commendataire* : par la commende, le bénéfice d’une abbaye est concédée à un ecclésiastique séculier ou a une laïc. L’abbé commendataire ne réside pas à l’abbaye. Sans l’autorité d’un abbé régulier élu à vie, l’observance de la discipline monastique se dégrade.

Plus de photos: ICI

OFFICE DE TOURISME: www.saintguilhem-valleeherault.fr/

Saint Guilhem sur le net: www.saint-guilhem-le-desert.com  ou ICI

 

textes et photos. P. Hernandez copyright 2006 www.clermontlherault.net

bibliographies:

Saint Guilhem du Désert, Abbé Léon Vinas éditions Lacour Rediviva 1991 Nimes

Saint Guilhem le Désert et sa région par les Amis de Saint Guilhem 2005

Saint Guilhem le Désert, la sculpture du cloître de l'abbaye de Gellone par les Amis de Saint Guilhem 1990

Un diocèse Languedocien: Lodève Saint Fulcrand 1975 Maury Millau

Saint Guilhem du Désert, Grotte de Clamouse F Barbut et R Nourry éditions Ouest France 2001

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