JOHNNY HALLYDAY

STADE DE FRANCE

SAMEDI 30 MAI 2009

RECIT :

L’avant concert :

J’ai de coutume depuis quelques années de vous raconter mes concerts de Johnny, je ne dérogerai pas à la règle pour ce dernier concert parisien de la star.Je me suis donc rendu dans la capitale de mon sud natal le samedi 30 mai 2009. Après un voyage « pèpère » en TGV et une arrivée à mon hôtel F1 à quelques mètres du stade de France en début d’après-midi, me voila devant les grilles du stade de France (pelouse or, partie ouest porte R) ou déjà, beaucoup de fans attendaient l’ouverture des portes depuis le matin ou la veille !!! Ne connaissant pas le stade de France, je l’ai trouvé magnifique mais moins impressionnant que je pensais. Il est 15h, après une crêpe en guise de goûter et de souper, me voila à poireauter en plein « cagnas » pour au moins 3 heures. Il fait chaud à Paris mais j’ai l’habitude, je viens du sud…Le temps passe, le soleil chauffe, les demis coulent à flots pour nos amis belges présents dans la file d’attente qui grossit à vue d’œil et qui s’entasse devant les grilles. 16h, 17h, 17h30 et enfin aux alentours de 18h les portes s’ouvrent enfin, un mouvement de foule me pousse progressivement vers l’entrée ou j’arrive tant bien que mal à me dégager pour passer mon billet au contrôle. Ouf je respire, une fouille d’usage et me voila me pressant pour arriver dans le stade et le plus prés possible de la scène. Il y avait déjà pas mal de monde mais j’arrive à me placer sur le coté gauche de la pelouse à une quinzaine de mètres de la scène. Et c’est reparti pour quelques heures d’attente mais cette fois-ci à l’ombre du grand stade de France. De l’intérieur il est aussi beau que de l’extérieur mais pas si impressionnant que cela. Je m’achète une petite bouteille d’eau (3,50€) que je vais boire doucement vu le prix. J’examine la scène dominée par un aigle géant en son centre et sur les cotés, des têtes d’aigle sur des corps humains. Un peu inquiétant tout de même ! Le progrès techniques font que les portables peuvent tirer des photos. J’en profite pour tirer la scène et le stade. Le stade se remplit progressivement, la fosse or est presque pleine, les tribunes se remplissent progressivement. Le temps passe assez vite et à 19h, Jean Claude Camus nous présente la première partie du show : « Grégoire » sortie tout droit d’Internet avec son « Toi plus moi ». Malgré son peu d’expérience en scène, il a su captiver le public (pas simple) et nous entraîner dans son style assez rock et nous faire passer une très bonne demi heure (et surtout habituer nos oreilles au son !). Vers 20h c’est Christophe Maé qui vient faire son petit concert nous chantant son dernier album. Un style différent de Grégoire mais il a réussi à mettre une très bonne ambiance dans le public et à nous conquérir. Il a une bonne présence scénique et est très à l’aise. 20h30, c’est terminé pour les amuses bouches, encore une petite heure avant le boss. Le concert étant diffusé en direct sur Tf1 ; voila le grec le plus connu des français Nikos Aliagas prendre le micro et s’adresser à nous en commençant à nous faire un speech sur le concert retransmis à la tv, il interview quelques fans et ensuite il essaye de mettre l’ambiance dans le stade. Les caméras se mettent en place, je suis sous la caméra qui virevolte dans tous les sens et elle passe au dessus de moi quelques fois, je me dis que j’aurais peut-être mes quelques secondes de gloire en passant à la télé !

Grégoire et Christophe Maé

Le concert

La scène

21h15, les lumières du stade s’éteignent, la musique commence à retentir, le batteur du groupe perché sous la tête d’aigle descend progressivement dans un bruit sourd, des feux d’artifices explosent et Johnny apparaît au centre telle une apparition divine. La foule en délire l’acclame et il en profite quelques minutes (il a bien raison et il est déjà ému). C’est parti pour presque 3h de spectacle. Il commence son tour de chant par « Ma gueule » dans une version plus rock que lors de la précédente tournée. Le final du morceau laisse de marbre le public. La puissance vocale de Johnny est à son apogée et de mieux en mieux au fil des années. Il est en très grande forme dans ses habits de lumière. Je ne me rappelle pas par cœur toutes les chansons ni l’ordre chronologique mais il nous a chanté tous ses plus grands succès dans des versions proches des versions originales des chansons ce qui a donné au concert un coté plus rock que ses concerts précédents. Yvan Cassar et son coté lyrique n’étant plus l’arrangeur, c’est un jeune arrangeur qui a repris les reines des arrangements musicaux et qui a donné un coté beaucoup plus rock aux chansons en gardant les mélodies originales tout en y ajoutant des changement de rythmes, des sons nouveaux etc…Un changement musical pour cette dernière tournée. Ca plait ou ça ne plait pas. Pour ma part j’aimais beaucoup les arrangement à la « Yvan Cassar » mais j’ai beaucoup apprécié le nouveau coté beaucoup plus rock de cette version rappelant sans doute pour les plus anciens le bon vieux temps du rock’n roll. Revenons à la set-list (pas forcément dans l’ordre).

MA GUEULE : impressionnant

JE VEUX TE GRAVER DANS MA VIE

Johnny s’est blessé a un doigt ce qui le gêna un peu durant deux trois chansons jusqu'à qu’un de ses assistants vienne lui mettre un pansement ! Cela fait parti du direct et c’est surtout anecdotique.
JOUE PAS DE ROCK’N ROLL POUR MOI
DEGAGE
DIEGO : toujours un morceau très émouvant, un chef d’œuvre de Michel Berger
CA PEUT CHANGER LE MONDE : il rend hommage aux actions humanitaires de sa femme. C’est un extrait de son dernier album
EXCUSE-MOI PARTENAIRE
MARIE
QUE JE T’AIME : une des chansons préférée du public puisque Johnny le fait participer à chaque refrain (comme Marie)
GABRIELLE… mourir d’amour enchaîné…
UNCHAINED MELODY en duo avec sa choriste Amy Keys


INTERMEDE MUSICIENS

ALLUMER LE FEU avec à la batterie David Hallyday
SANG POUR SANG en duo avec son fils
REQUIEM POUR UN FOU : une chanson fétiche pour Johnny au stade de France

UNPLUGGED

Johnny et ses musiciens vont rejoindre le centre de la pelouse du stade pour se retrouver en plein milieu sur une petite scène devant 75 000 personnes. C’est un peu frustrant pour ceux qui sont devant la scène et qui ont du se retourner pour voir Johnny de dos. Il y avait cependant un écran géant pour que l’on puisse voir ce qui se passait. Johnny s’est rapproché de son public et c’est très bien. Il ne s’est éloigné de la scène principale qu’une grosse demi-heure sur 3h, c’est rien.
LE PENITENCIER

BLUE SUEDE SHOES

THAT’S ALLRIGHT MAMA
LA TERRE PROMISE

I GOT A WOMAN

TENNESSEE : Il rend hommage à Michel Berger qui lui avait écrit cette chanson

Il revient sur la scène principale ou il entonne un medley rock plusieurs fois rodé mais qui fait toujours le même effet
MEDLEY R & BLUES
LES COUPS

NOIR C’EST NOIR

SEUL
AUSSI DUR QUE DU BOIS

JUSQU’À MINUIT

Johnny présenta lors des différentes chansons ses musiciens qui ont beaucoup changé depuis les tournées précédentes. Comme ancien musicien, il ne reste que Robin le Mesurier, Laurent Vernerey et Alain Couture à la guitare et l’excellent quatuor de cuivre avec un saxophoniste de 74 ans, celui de Ray Charles ! La direction musicale a également changé et il n’y a plu la patte de Yvan Cassar dans les arrangements.Retour au calme avec une de mes chansons préférée qui me donne toujours beaucoup d’émotion : DERRIERE L’AMOUR
LE BON TEMPS DU ROCK N’ROLL en duo avec Sylvie Vartan. Très sympa comme duo qui a du replonger certain dans les années 60 !
TOUTE LA MUSIQUE QUE J’AIME
L’ENVIE.

Johnny termine sur l’envie avec un grand feu d’artifice scénique. Il vient saluer la foule avec ses musiciens et c’est les larmes aux yeux (moi également) et la voix chevrotante qu’il remercie tout le monde et bien sur son public qui le suit depuis 50 ans (et moi 13ans).Il revient terminer son show quelques minutes plus tard sous les « Johnny » de la foule. Il est toujours très ému. Il nous chante avec son dernier tube CA NE FINIRA JAMAISLe final qui a du en faire pleurer plus d’un. Je m’attendais à une version acoustique comme a son habitude mais c’est une version magistralement orchestré de « Et maintenant » de Gilbert Bécaud que Johnny a interprété avec tout son cœur et toute son âme devant un public ému et « scotché » qui aurait voulu que ça continu. Il termine la chanson, se place sur une trappe et descend doucement nous laissant orphelin…

00h15, c’est fini, on en revoudrait encore mais le spectacle parisien est terminé et c’est la tête pleine de souvenir que je quitte le stade de France, ébloui, ébahi, triste. J’erre quelques minutes aux abords du stade dans une foule compacte et assez silencieuse pour rejoindre mon hôtel ou la nuit fut courte car malgré la fatigue et le mal de reins, je rêva du concert et de l’émotion que Johnny a pu me procurer. Par chance, j’aurais encore le bonheur de le voir deux fois cette année et j’appréhende déjà mon dernier concert avec mon idole.

Johnny et son fils David

P Hernandez 01 juin 2009, photos réalisées avec un tel portable.

RETOUR JOHNNY