BILL VIOLA

L'ART VIDEO

Introduction :

Bill Viola (1951) est un des pionniers de l’art vidéo. Installé aux USA, il commença ses recherches sur la vidéo en 1972 après de brillantes études d’art à l’université de New York ou il rencontra ses sources d’inspirations qui sont en autre son professeur Jack Nelson et David Ross avec qui il fera de la télévision par câble (Il sera ingénieur du son). En 1972, il réalisera sa première vidéo  Wild Horses et sera assistant d’exposition de Nam June Paik et Peter Campus. En 1973, il étudie la musique avec le compositeur David Tudor. Il fera parti de son groupe et réalisera avec celui-ci plusieurs performances sonores à travers le monde. Bill Viola expose pour la première fois aux Etats-Unis en 1972. L’artiste va s’intéresser aux philosophies orientales, aux religions, au mysticisme, aux cultures des pays qu’il découvrira lors de ses voyages (Japon, Europe..), au cinéma, à la musique (John Cage), à la condition humaine et notamment « au passage entre la vie et la mort ». Ses œuvres (monobandes et installations :150 œuvres depuis ses débuts), mêlent images et sons qu’il traite de la même manière. On peut évoquer en deux parties sa carrière : 1972-1985 ses débuts et l’émergence de ses idées : L’interet pour les religions ; 1986-2004 L’apogée de son art et de ses idées : Le thème du passage de la vie à la mort. A travers quelques œuvres, nous verrons les principales idées et sources d’inspirations de l’artiste. Il dit de ses œuvres :

 

 « Le véritable lieu ou l’œuvre existe ne se trouve pas sur l’écran ou à l’intérieur des murs mais dans l’esprit et le cœur de la personne qui l’a vu »

 

I  1970-1985 :  Ses débuts et l’Emergence des idées : L’interet pour les religions

 

            L’œuvre de Bill Viola représente la tendance lyrique de l'art des installations vidéos. A partir des années 70, il crée un grand nombre de bandes vidéos et d'installations qu'il définit comme autant de poèmes visuels dans lesquels il s'attaque aux questions d'identité et des préoccupations d'ordre spirituelles dans le monde moderne.

Durant cette période, Bill Viola va s’intéresser à la performance, au cinéma expérimental (Godard) et à  la musique. Il utilise la caméra comme un outil qui intellectualise le monde, comme un instrument qui dissèque pour mieux analyser, saisir et décrire. C’est aussi pour lui un outil de perception du monde qui nous entoure. Ses premières recherches sur la vidéo le conduisent dès le milieu des années soixante-dix à réaliser des installations et des bandes extrêmements suggestives, que l’artiste commence, dès le début des années quatre-vingts, à transposer en une symbolique basée sur la pensée mystique et bouddhiste. Il va se servir de la vidéo pour explorer les phénomènes de la perception des sens qui ménent à la connaissance de soi. Ensuite, il traite l’image comme une partition musicale. Image et son ont une importance égale dans son œuvre. L’image permet de prolonger la perception sensorielle auditive. Les vidéos de Bill Viola présentent la particularité de pouvoir regrouper des systèmes de rationalité et des modes purement intuitifs, des méthodes scientifiques et des pensées orientales, des images à la fois hautement technologiques et parfaitement visionnaires.Viola s’intéresse à la matérialité même de l’être humain jusque dans ses expériences physiques les plus extrêmes: le satori (détachement absolu) du bouddhisme zen ou bien des douleurs insoutenables. Le noir pour Bill Viola est une métaphore essentielle " les chambres de mes installations sont noires parce que ceci est la couleur de l'intérieur de votre tête. Ainsi le véritable lieu de toutes mes installations est l'esprit, ce n'est pas vraiment le paysage, le paysage physique »

 

Dans  He weeps for you  1976 (Synapse video center université de Syracuse New York Etats Unis, installation ), il montre une goutte d’eau tombant d’un tuyau de cuivre. La gouttelette est agrandie de façon à refléter la pièce environnante et ses occupants. Un bruit sourd résonne lorsque la goutte touche le sol, ce qui donne à  cette action apparemment anodine une inquiétante etrangeté. Ce travail fait allusion à la philosophie traditionnelle de la correspondance entre le microcosme et le macrocosme, ou croyance selon laquelle toute réalité supérieure dans l'échelle de l'être se reflète et est contenue dans la manifestation et le mode d'être des ordres inférieurs. Les religions anciennes ont exprimé cela comme la correspondance symbolique de l'ici-bas (la terre) et du divin (les cieux) et on retrouve cette idée dans les théories de la physique contemporaine qui montrent comment la moindre particule de matière contient des connaissances et des informations sur l'état du système tout entier. Dans cette installation, il dit : « J'ai tenté de créer un espace accordé où non seulement tout est enfermé dans une seule cadence rythmique mais où un système dynamique interactif est produit, dans lequel tous les éléments la goutte d'eau, l'image vidéo, le son, le spectateur et la pièce elle-même  fonctionnent ensemble de manière unifiée comme un instrument unique et plus grand ». L'œuvre repose sur un processus d'agrandissement: en modifiant l'échelle de ce qui devrait être normalement un événement accessoire pour l'amplifier à la fois visuellement et acoustiquement jusqu'à ce qu'il domine l'espace. Un examen plus serré révèle que le processus unificateur qui sous-tend l'œuvre est un phénomène optique. La goutte d'eau agit elle-même comme une lentille et s'intègre de la sorte au système optique de la caméra vidéo. On peut voir une image de l'espace tout entier et de ceux qui s'y trouvent, image dont on constate qu'elle est contenue dans la structure anamorphique de chaque goutte d'eau. Cette distorsion optique accroît à mesure que la goutte gonfle pour finalement tomber hors de l'image et s'écraser sur la surface amplifiée qui se trouve en dessous, inaugurant alors un nouveau cycle.

                                    

 Il s’inspire de peintures anciennes, ce qui l’intéresse n’est pas de reconstituer exactement la mise en scène du peintre, mais d’explorer les sentiments qui sont à l’origine de l’œuvre et qui sont exprimés dans celle-ci. Selon lui, la tradition chrétienne occidentale n’est pas seule propriétaire de l’expression d’événements dramatiques comme la Crucifixion et la Résurrection. Il y a un fond commun plus large. On peut dire que sa propre référence spirituelle est tournée vers le boudhisme plus que vers le christianisme. Il rend hommage dans ses œuvres aux maîtres classiques européens (Masolino, Albrecht Dürer, Dirk Bouts), et à leurs tableaux majeurs sur les thèmes religieux : Crucifixion, Résurrection…Bill Viola evoque dans ses travaux,  l'Asie, en faisant  des références au théâtre "NO", en nous plongeant dans la notion du temps nécessaire à l'intégration, à l'intériorisation et à l'expression des émotions propres à l'Orient. Cette notion d'universalité des émotions et de non appropriation des sentiments par notre culture chrétienne montre sa propre référence spirituelle tournée vers le bouddhisme.
 
        
L’ artiste durant cette période a fait des œuvres en connivence avec ses idées du moment. Il étudie des thèmes communs, qui touchent tous le monde. Durant les années 80, son intérêt pour la religion s’accroît et ses œuvres vont exprimer cet intérêt. Cependant un nouveau thème va interesser l’artiste : Le passage de la vie à la mort.

 

II 1985-2004 L’apogée de son art et de ses idées : Le thème du passage de la vie à la mort

Depuis le milieu des années 80 Viola se consacre presque entièrement à la création d'installations. Sa recherche sur la forme et la lumière ainsi que son intérêt pour les textes religieux s'expriment dans des projections d'images de grandes dimensions.     

A partir de 1986, l’artiste va évoluer dans son style. Il va beaucoup voyager et va s’intéresser de plus en plus à la philosophie orientale et à la littérature mystique. Il va porter un intérêt aux textes religieux qu’il étudiera. Il va faire une réflexion sur la condition humaine et notamment sur le passage entre la vie et la mort ( exemple NANTES TRIPTYC en 1992) . L’œuvre est perçue par le spectateur comme une expérience vécue.

La thématique du "passage" comprends les installations qui pendant les années quatre-vingts supplantent progressivement les bandes. Installées le plus souvent dans des pièces noires ("... c'est la couleur de l'intérieur de votre tête"), les dispositifs tant sonores que visuels mettent en œuvre des oppositions et passages métaphoriques. Les œuvres evoquent le passage du monde réel au monde intérieur (les corps endormis de Threshold ou The Sleepers (1992); les corps fantomatiques immergés dans l'eau de The Arc of Ascent (1992) ou Stations (1995)); passage de l'individuel à l'universel, de la vie à la mort (dans Heaven and Earth ou Nantes Triptych (1992) qui opposent les images de la naissance d'un fils à celles de l'agonie d'une mère, ou Tiny Deaths (1993) où des silhouettes se volatilisent dans un excès de lumière) ; passage encore des pensées et des songes (The Stopping Mind, 1991), de l'image et du temps (Passage, 1987, où une scène de 26 mn est étirée à 6 h 30).

Dans  The Passing  1991  (54’ vidéo) Bill VIOLA évoque  le passage de la vie à la mort et  les cycles de la vie. L’eau représente la  naissance mais aussi la mort. Il filme la vie de façon  brutale avec une dimension zen. Des images qui jouent sur le grain, qui font penser aux dessins à la mine de plomb de Seurat. Quatre années marquées d’événements tant personnels qu’universels, amèneront Bill Viola à réaliser cette bande vidéo de 54’ en noir et blanc. La naissance de son fils, la mort de sa mère, deux événements se situant aux extrémités de la vie, entraîneront l’artiste à s’interroger sur des questions fondamentales sur le sens de la vie, la raison de l’existence de l’être humain dans l’univers ; le rapport entre l’humain, les éléments naturels et la galaxie ; l’origine de l’esprit et du corps en relation avec sa finitude. Fusionnement dans le même grain de l’image vidéo, du corps humain et de la matérialité du monde. L’artiste rejoint ici "cette certitude injustifiable d’un monde sensible qui nous soit commun", comme l’écrira Merleau-Ponty, "elle est en nous l’assise de la vérité".Qu’un enfant perçoive avant de penser, qu’il commence par mettre ses rêves dans les choses, ses pensées dans les autres, formant avec eux comme un bloc de vie commune où les perspectives de chacun ne se distinguent pas encore. Bill Viola traite, en parallèle, le corps humain vivant, naissant et mourant, et le corps spirituel flottant dans la matérialité du monde; des paysages de déserts où traînent des ossements, des cadavres de véhicules, des traces de civilisation, et des paysages urbains traités en négatif que seuls des météores de lumière, des phares de voiture en l’occurrence, viennent perturber. Il se pose lui-même comme lien entre le passé et l’avenir, entre le monde réel et l’univers métaphysique. The Passing expose le déclin lent et régulier d’un être jusqu’à sa totale extinction, au fil des prises vidéo qui décrivent l’avancée inexorable de la maladie dans le corps d’une vieille femme. Cette expérience traumatisante est scandée par des séquences où l’artiste est montré respirant difficilement dans son lit, s’éveillant terrorisé, se rendormant, glissant sans fin d’une phrase onirique à une autre.

    

                                              

Des dispositifs de projection variés sont utilisés dans ses œuvres (écran/miroir rotatif, rétroprojecteur d'images immenses, minuscules écrans, moniteurs immergés, triptyque, etc...) tandis que l'agrandissement et le rythme (extrêmes ralentissements, accélérations, arrêts) confèrent aux images une dimension mentale et onirique, provoquant le spectateur à passer lui-même à des niveaux de perception et de conscience supérieurs. Le spectateur participe à l’œuvre. La vidéo est un vecteur d’une expérience intérieure capable de créer des perceptions mentales inattendues souvent issues de l’inconscient  et de faire émerger de nouvelles émotions esthétiques. En 1987, il voyage dans le sud ouest des USA pendant 5 mois afin d’étudier l’archéologie des autochtones et filmer des paysages désertiques qu’il réutilisera dans ses oeuvres. Il est très intéressé par la diversité culturelle des pays qu’il découvre au cour de ses périples de par le monde..

Viola maître de l’art vidéo combine les aspects plastiques et perceptifs de l’image vidéo à une construction proche du cinéma. Contrairement à Paik (qui combine les aspects perceptifs et conceptuels), Viola serait  plus proche du cinéma. Presque proche de Godard, dans l’aspect " collage ", Paik est plus léger, plus dynamique. Viola se veut spiritualiste, mystique, sombre, introspectif. Viola veut exprimer et affirmer une dimension spirituelle.Viola c’est " Hollywood Zen ".

Tout au long de son parcours, Bill Viola a réussi à intégrer à sa recherche sur la perception visuelle les techniques les plus sophistiquées. La rétrospective de l’œuvre de Bill Viola, organisée en 1997 au Whitney Museum of National Art de New-York, a démontré l'inspiration romantique adaptée à l'ère numérique de cet artiste. Comme il a étudié la musique et la création sonore, l'image et le son ont une importance égale dans son oeuvre. L'influence de Godard et Beckett semble importante chez Viola, dont le thème de prédilection est l'homme seul, écrasé par l'énormité de la nature, une nature qui parfois le consume .

 Mon travail c’est comme un plongeon dans l’eau ; pour voir l’œuvre, il faut se mouiller(B.V.).

Conclusion :

Bill Viola est un des principal protagoniste de l’art vidéo. Aujourd’hui encore, il crée des installations qui restent fidèles à ses idées : la religion, la vie, le cinéma et la musique…Il parvient à se démarquer de la nouvelle génération par des œuvres empreintes de spiritualité et de réflexion, car le spectateur pour lui, doit faire partie intégrante de chacune de ses œuvres. Son œuvre doit être ressentie dans le cœur et l’esprit de chacun. La réflexion doit dépasser la réalité. Dans  Five angels for the millenium (1999, Berlin)  il évoque le passage à l’an 2000 à travers les différents stades de la vie (naissance, adolescence …..mort). Une des ses dernières œuvres  The passions (2001) évoque les passions du Christ. Il les illustre à sa manière c’est à dire avec des images soignées et qui demande de la réflexion. Il rend hommage aux grands maitres de la Renaissance Europeénne qui peignaient ce thème. Ce dernier est d’ailleurs récurrent actuellement au cinéma . Il reste fidèle à ses idées mais parvient à les associer aux nouvelles technologies et aux pensées actuelles de la nouvelle génération d’artistes comme par exemple Barney, Mc Queen. Ce pionnier s’intègre à la jeunesse vidéaste mais celle-ci s’inspire t’elle de ce maître de la vidéo ?

 

 

                                                     

 

BILL VIOLA LE PASSAGE 1987 INSTALLATION VIDEO SON MUSEE D’ART MODERNE DE SAN FRANCISCO

ANNEXES

BIOGRAPHIE

Bill Viola
Il est né le 25 janvier 1951 à New York (Etats-Unis). Il vit aujourd’hui en Californie avec sa femme et ses deux enfants .

 En 1969, Bill Viola entre au département d'art de l'Université de Syracuse à New York. A partir de 1970, il commence à travailler avec la vidéo dans le cadre des activités de l'Union des étudiants de Syracuse. L'année suivante, il rencontre, le professeur Jack Nelson qui va beaucoup influencer son travail, ainsi que celui de toute une génération d'artistes expérimentaux. Au cours de cette période, Bill Viola devient membre du groupe vidéo Synapse de l'Université de Syracuse, où il réalise et installe un système de télévision par câble, et acquiert des connaissances d'ingénieur du son. Puis il devient assistant technique du département vidéo au Everson Museum de Syracuse, et collabore avec le conservateur David Ross.
  En 1972, il réalise sa première vidéo, Wild Horses, et travaille comme assistant d'exposition de Nam June Paik et de Peter Campus. En 1973, il obtient le diplôme BFA des Studios expérimentaux du Collège des arts visuels et du spectacle de l'Université de Syracuse. La même année, sa participation à l'atelier d'été des Nouvelles Musiques à Chocorua (New Hampshire) lui permet d'étudier la musique avec le compositeur David Tudor, dont il devient le collaborateur au sein du groupe de compositeurs Composers Inside Electronic. Il réalise avec ce groupe plusieurs performances sonores à travers le monde.
  C'est en 1972 que Bill Viola expose pour la première fois aux Etats-Unis (Instant Replay). Deux ans plus tard, en Europe, il présente l'installation vidéo Trapped Moments à l'exposition Impact Artevideo au Musée d'art décoratif de Lausanne (Suisse)

Pendant les années 70 il a vécu pendant 18 mois à Florence, Italie, en tant que directeur technique de production dans un des premiers studios visuels d'art en Europe,. De 1980  à 1981 il a habité au Japon avec son épouse Kira Perov où il a étudié le  Boudhisme. En 1984 il était  artiste dans résidence au zoo de San Diego en Californie pour un projet sur la conscience animale.
Bill Viola est très intéressé par les philosophies orientales et par la diversité culturelle des pays qu'il découvre au cours de ses voyages à travers le monde. Les images qu'il réalise pendant ses voyages seront réutilisées dans ses bandes vidéo.  En 1992, Bill Viola réalise une série d'installations vidéo (Threshold, Heaven and Earth, Nantes Triptych, etc.), où il développe, à travers le thème du passage, une réflexion sur la condition humaine, la naissance et la mort. Ses installations sont conçues de telle sorte que l’œuvre est perçue par le spectateur comme une expérience vécue.
Une première rétrospective de son oeuvre a été organisée aux Etats-Unis en 1982 par le Whitney Museum à New York, et en Europe en 1983 par le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Ses travaux figurent dans les collections des plus grandes institutions (le Museum of Modern Art et le Guggenheim Museum à New York, le Centre Georges Pompidou à Paris, la Tate Gallery à Londres, etc.).
  Tout au long de son parcours, Bill Viola a réussi à intégrer à sa recherche de la perception de l'oeil humain les techniques les plus sophistiquées. Le son occupe également chez lui un aspect fondamental : "J'ai toujours pensé que le son contenait beaucoup plus d'informations sur l'espace que l'image." Bill Viola figure parmi les artistes qui, depuis la fin des années 70 jusqu'à aujourd'hui, ont le plus influencé le développement de la vidéo en tant qu'art.
Viola a représenté les ETATS-UNIS à la quarante-sixième  Biennale deVenise  en 1995. Sa dernière exposition remonte à 2003 en Allemagne avec son œuvre « Five angels for the millenium ». Il réalisa aux alentours de 150 œuvres durant toute sa carrière.

 

QUELQUES ŒUVRES ….

(liste non exhaustive)

Information 1973 - 30 min

Red Tape 1975 - 30 min

  • Playing Soul Music to my Freckies
  • A Non Dairy
  • Creamer
  • The Semi-Circular Canals
  • A Million Other Things
  • Return

Migrations 1976 - 7 min

He weeps for you 1976

Four Songs 1976 - 33 min

  • Junkyard Levitation
  • Songs of Innocence
  • The Space Between the Teeth
  • Through Mass Individuation 

Palm Trees on the Moon 1976/78 26 min 06

Chott el-Djerid (A portrait in light and heat) 1979 - 28 min

Sodium Vapor 1979 - 15 min 4

The Reflecting Pool 1977/80 - 62 min

  • The Reflecting Pool 1977/79 - 7 min
  • Moonblood 1977/79 - 12 min 48
  • Silent Life 1979 - 13 min 14
  • Ancient of Days 1979/80 - 12 min 1
  • Vegetable Memory 1978/80 - 15 min 13

Hatsu Yume (First Dream) 1981 - 50 min

Reasons for Knocking at an Empty House 1983 - 19 min

Anthem 1983 - 11min 30

Piece for St John street 1983

Reverse Television – Portraits of Viewers 1984 - 15 min

The Theatre of memory 1985

I Do Not Know It Is Am Like 1986 - 89 min

The sleep of the reason 1988

The Passing 1991 - 54 min

The stopping mind 1991

Nantes Triptyc 1995

The sleepers 1997

The arc of ascent 1992

Stations 1995

Veiling* 1995

Deserts 1994 - 29 min

Memory Surfaces and Mental Prayers 1997 - 26 min 06

  • The Wheel of Becoming
  • Morning After the Night of Power

Five angel for the millennium 1999

The Passions 2001

(…)

                                              

                                                                   THE VEILING* 1995

 

           

LES PRINCIPALES EXPOSITIONS DE L’ARTISTES

1973 "New Video Work," Everson Museum of Art, Syracuse, New York

1974 "Bill Viola: Video and Sound Installations," The Kitchen Center, New York

1979 "Projects: Bill Viola," The Museum of Modern Art, New York

1983 "Bill Viola," ARC, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, France

1985 "Summer 1985," Museum of Contemporary Art, Los Angeles

1985 "Bill Viola," Moderna Musee, Stockholm, Sweden

1987 "Bill Viola: Installations and Videotapes," The Museum of Modern Art, New York

1988 "Bill Viola: Survey of a Decade," Contemporary Arts Museum, Houston, Texas

1989 "Bill Viola," Fukui Prefectural Museum of Art, Fukui City, Japan, part of The 3rd Fukui International Video Biennale.

1990 "Bill Viola: The Sleep of Reason," Fondation Cartier pour l'Art Contemporain, Jouy-en-Josas, France

1992 "Bill Viola: Nantes Triptych," Chapelle de l'Oratoire, Musée des Beaux-Arts, Nantes, France

1992 "Bill Viola," Donald Young Gallery, Seattle, Washington (five installations)

1992 "Bill Viola: Two Installations," Anthony d'Offay Gallery, London, England

1992 "Bill Viola. Unseen Images," Stadtische Kunsthalle Düsseldorf, Düsseldorf, Germany. Travels to: Moderna Museet, Stockholm, Sweden (1993); Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, Spain (1993); Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, Switzerland (1993); Whitechapel Art Gallery, London, England (1993), Tel Aviv Museum of Art, Israel (1994)

1994 "Bill Viola: Stations," American Center inaugural opening, Paris, France

1994 "Bill Viola: Território do Invisível/Site of the Unseen," Centro Cultural/Banco do Brazil, Rio de Janeiro, Brazil

1995 "Buried Secrets," United States Pavilion, 46th Venice Biennale, Venice, Italy. Travels to Kestner-Gesellschaft, Hannover, Germany (1995); University Art

1996 "Bill Viola: New Work," Savannah College of Art and Design, Savannah, Georgia (installation)

1996 "Bill Viola: The Messenger," Durham Cathedral, Visual Arts UK

1996, Durham, England. Travels to South London Gallery, London, England (1996); Video Positiva-Moviola, Liverpool, England; The Fruitmarket Gallery, Edinburgh, Scotland; Oriel Mostyn, Gwynedd, Wales; The Douglas Hyde Gallery, Trinity College, Dublin, Ireland (1997)

1997 “Bill Viola: Fire, Water, Breath,” Guggenheim Museum (SoHo), New York

1997 “Bill Viola: A 25-Year Survey” organized by the Whitney Museum of American Art (catalogue). Travels to Los Angeles County Museum of Art; Whitney Museum of American Art, New York (1998); Stedelijk Museum, Amsterdam (1998) (catalogue); Museum für Moderne Kunst, Frankfurt, Germany (1999); San Francisco Museum of Modern Art, California (1999); Art Institute of Chicago, Illinois (1999-2000) 2000 “The World of Appearances,” Helaba Main Tower, Frankfurt, Germany (permanent installation)

2000 "le monde des aspects," tour principale de Helaba, Francfort, Allemagne (installation permanente) ": Nouveau Travail, "Galerie De James Cohan, New York

2001 ": Cinq anges pour le millénium, "galerie d'Offay d'Anthony, Londres

2002 ": Allant En avant Par Day, "Deutsche Guggenheim, Berlin

2003 ": Les Passions, "Musée De Getty, Los Angeles ": Cinq anges pour le millénium, "Ruhrtriennale, gazomètre, Oberhausen, Allemagne ": Les Passions, "Galerie Nationale, Londres.

2004 : Berlin, Paris ,Londres, Copenhague, Madrid, Tokyo…

 

BIBLIOGRAPHIE

Ouvrage :

Bill Viola : David Ross 1997

Internet:

www.billviola.com

http://stephan.barron.free.fr

www.art-en-jeu.com

www.videomuseum.com

www.artvideo.free.fr

www.videastes.net

http://shelies.free.fr/expoze/bilviola

www.5angels.net

www.cnca.gob.mx/viola/menu.html

http://artpjm2.free.fr/art-net-video/index.htm

(…)

PHOTOGRAPHIES D’OEUVRES

BILL VIOLA FIVE ANGELS FOR THE MILLENIUM (1999 Berlin gasometer)

 

     

 

LE DEPART DE L’ANGE                                                                              LA NAISSANCE DE L’ANGE

 

   

 

L’ANGE DE FEU                                                           L’ASCENSION DE L’ANGE

 

                               

                                             LA CREATION DE L’ANGE

 

 

                                     

 

                     BILL VIOLA PIECE POUR LA RUE SAINT JOHN DE LA CROIX 1994

 

                                                        

BILL VIOLA HE WEEPS FOR YOU  1976 INSTALLATION, SYNAPSE VIDEO CENTER UNIVERSITE DE SYRACUSE NEW YORK

 

BILL VIOLA THE SLEEPERS INSTALLATION 1992 MUSEE D’ART MODERNE DE MONTREAL

 

 

                                                BILL VIOLA EMERGENCE 2002

 

BILL VIOLA NANTES TRIPTYC 1992  VIDEO SON INSTALALTION ,FNAC MUSEE DES BEAUX ARTS DE NANTES

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